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« Le secret pour tenir avec l’asthme sévère, c’est de profiter de la vie et des moments d'accalmie » : le témoignage de Laeticia, patiente.

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 8 mois

"J’ai découvert mon asthme à l’âge de 28 ans, au cours de mes études de préparatrice en pharmacie, en 2018. Je n'avais jamais eu de terrain asthmatique avant... Tout a commencé avec une crise très sévère, au beau milieu de la nuit. Puis les choses ont empiré au fil des mois. Il m’est arrivé plusieurs fois de devoir être transférée à l’hôpital au beau milieu d’un cours. Quand on est en alternance, être malade, c'est galère ! Le 27 février 2019, j'ai fait un arrêt respiratoire, et en juin 2019, on m'a déclarée asthmatique sévère.

J'ai ressenti un soulagement, car je me suis sentie comprise et écoutée. Certains médecins me disaient que j'étais folle, je finissais par douter de moi-même. 

Aujourd’hui, j'ai une machine diffusant des bronchodilatateurs à retardement portative, des médicaments qui luttent contre la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches, beaucoup plus efficaces que de la ventoline. Mais au quotidien, c'est très compliqué. Moi qui suis hyperactive, toujours dans l'action, dans le sport, je ne travaille plus depuis deux ans et demi. C’est aussi très compliqué professionnellement : quand on explique en entretien d’embauche qu'on doit travailler avec un purificateur d'air et un déshumidificateur d'air, on vous refuse catégoriquement. 

Pour mes proches, c'est très dur. Ils se sentent impuissants, ils ont peur de me perdre... Certains de mes proches, au contraire, ne m'ont pas crue. Un rien déclenche mes crises : l’odeur d’un barbecue, ou du  tabac par exemple. Mes crises sont très aléatoires et ont un impact sur ma vie sociale. Avec l’asthme, on se sent mis à l'écart : les amis ne vous invitent plus, les gens ne savent plus quoi faire…

J'ai pris le parti de parler de ma maladie sur les réseaux sociaux, et j'ai trouvé des vraies copines qui partagent les mêmes galères. Il y a une vraie solidarité, on s'entraide, et on se comprend. On a souvent honte de dire qu'on est malade, mais il ne faut pas se cacher ! Nous ne sommes pas des pestiférés. Pourtant, depuis la covid, dès qu’on tousse, on est très mal vus.

Le secret pour tenir, c’est de profiter de la vie et des moments d'accalmie en faisant des choses qu'on aime. Ce n'est pas parce qu'on est asthmatique que la vie est terminée. Depuis que j'ai failli mourir à cause d’un arrêt cardiaque dû à l’asthme sévère l'année dernière, je profite plus des instants présents et me projette beaucoup moins dans le futur. Il faut se créer des petites victoires, des petits bonheurs. Le regard des autres, c'est le plus difficile. Bien sûr, parfois, on se laisse abattre, mais on se relève toujours." Laeticia, patiente

Un immense MERCI à Laeticia pour son témoignage ❤️.

Je réponds à toutes tes questions sur la maladie sur mon application gratuite ici :

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Avec tout mon amour ❤️

Vik

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