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"J'ai failli passer à côté de mon cancer du poumon"

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 12 mois

Trois mois avant qu’on m’annonce un cancer du poumon en phase terminale, je participais à une course de 10 kms ! C’était en 2017, l’année de mon divorce. C’est vrai qu’il m’arrivait souvent de me sentir mal : fatigue, perte de poids, petits malaises.

Avec le recul je pense que je ne me suis pas assez écoutée : je mettais ça sur le compte du stress. Je suis tout de même allée voir trois fois mon généraliste mais lui aussi ne s’inquiétait pas de ces symptômes qu’il pensait liés au divorce. C’est même lui qui m’a délivré l’ordonnance pour que je puisse participer à cette fameuse course. Mais en septembre 2017, après un malaise au volant, j'ai finalement décidé de m’écouter, quelque chose clochait. Je suis allée aux urgences, mais la secrétaire ne voulait pas me prendre sans ordonnance de mon médecin. J'ai dû insister et insister encore. Je crois que si je n’avais pas eu aussi souvent ce sentiment de déranger le corps médical, on m’aurait diagnostiqué plus tôt. Un médecin a finalement accepté de me voir et m’a fait un scanner du poumon. Une demi-heure plus tard, il a débarqué dans la chambre avec ses internes, je comprends aujourd’hui que son regard stupéfait qui se demandait comment est-elle encore vivante ? J’avais un cancer du poumon métastasé dans 9 parties de mon corps !”

Il est important de s'écouter, on connaît son corps !

“Pour moi ce n’était pas le cancer du poumon le plus dur mais l’annonce et l’impact sur ma vie sociale. En 2017, après une semaine aux soins intensifs, on m’a convoqué au service oncologie pour me poser tout un tas de questions. “Est-ce que vous fumez?” Non. Prenez-vous de l’herbe. Non… Jusqu’à ce que finalement je n’en puisse plus et demande, “Mais qu’est-ce que j’ai ?” Là, le médecin me répond “Un cancer du poumon en phase terminale, vous ne serez plus jamais en bonne santé”. Il explique que mon cancer est métastasé dans 9 endroits de mon corps et est incurable. Pour moi c’est le trou noir. Je ne peux plus réfléchir, je veux juste quitter cet hôpital et retrouver mes enfants. Heureusement, j’ai eu la chance de très bien réagir au traitement par médicaments. D’ailleurs, je ne me sentais pas si mal physiquement.

Ce que j'aurai fait différemment...

Le plus dur pour moi n’était pas le cancer en lui-même mais l’annonce et le fait que ça vous coupe de votre vie. Avec le recul, je n’aurais pas arrêté de travailler, peut-être même que je n’aurais même pas parlé de mon cancer aux autres pour ne pas avoir cette étiquette de “malade”. Surtout que je vais bien ! Je suis aujourd’hui en rémission complète. Il faut y croire, ne pas paniquer.
Si vous aussi vous passez par-là, attendez de bien comprendre ce que vous avez avant de paniquer. Pour moi le cancer m’a même rendue plus forte et permis de mener d’autres combats dans d’autres domaines de ma vie”


Alexandra, 33ans, a été diagnostiquée d’un cancer du poumon en phase terminale en 2017.

Si tu as des questions sur le cancer du poumon, n'hésite pas à venir me les poser ici :

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