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Sommeil et maladie chronique

CONSEIL

Sébastien Landry, psycho-sexologue

Par : Sébastien Landry, psycho-sexologue

Publié il y a 28 jours

Comme je le dis très souvent à mes patients, la base d'un bon équilibre psychologique, c’est vraiment la qualité du sommeil. Tout nous semble aller moins bien quand on a mal dormi, les douleurs semblent plus intenses, et nous manquons de discernement pour lutter contre les angoisses car notre cerveau est fatigué. Donc quand on sent qu’on ne va pas bien psychologiquement, la première chose à faire c’est d’essayer de travailler sur notre sommeil. 

C’est vrai que les symptômes liés à votre maladie chronique peuvent largement perturber votre rythme de sommeil et vos nuits. Selon l’INSERM, 30 à 50% des personnes atteintes de maladies chroniques sont atteintes de troubles du sommeil.  

Il est également probable que votre traitement lui-même perturbe aussi la qualité de votre sommeil. Les effets secondaires de certaines chimiothérapies par exemple peuvent provoquer des désagréments physiques, des “gênes” qui nuisent considérablement à l’endormissement ou peuvent provoquer des réveils nocturnes. De même, dans certaines pathologies, la cortisone orale ou injectable peut être prescrite pour réduire d’éventuelles douleurs liées à l’inflammation. Ses effets secondaires neuropsychiatriques qu’on peut qualifier d’”euphorisants”, ne facilitent pas du tout le sommeil, ça serait même plutôt l’inverse ; ils ont tendance à provoquer une forme d'excitation qui empêche de s’endormir correctement. Attention, il est important de remonter ces effets à votre équipe soignante et de ne pas arrêter votre traitement sans en parler au préalable avec votre médecin.

Un autre point important est d’éviter absolument la présence d’un téléviseur dans la chambre, supposé “aider à s’endormir”, ou encore à se rendormir. Ce qui se passe très souvent, c’est que la télé reste allumée toute la nuit, ce qui nuit considérablement à la qualité du sommeil, ne serait-ce que parce que la lumière qui émane de l’écran empêche le cerveau de produire correctement de la mélatonine, hormone qui permet la qualité “réparatrice” du sommeil. 

Enfin, comme il est bon de le faire à chaque fois qu’on cherche à résoudre un problème, il est important de lister toutes les “petites” solutions qui sont à notre portée ; car c’est bien souvent la somme de ces “petites” solutions qui permettra de résoudre le problème, quel qu’il soit. La qualité d’un matelas, trop dur ou encore pas assez, le bruit qui règne dans une chambre, ou encore une tisane aux plantes pourquoi pas, seront peut-être autant d’atouts qui pourront progressivement améliorer votre sommeil et votre qualité de vie. 

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit à toutes et tous ! 


Sébastien Landry
psycho-sexologue

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