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5 conseils pour concilier maladie chronique et carrière !

CONSEIL

Par : Vik

Il y a plus d’un an

Axelle Ayad, 32 ans vit avec plusieurs maladies chroniques depuis ses 23 ans (dont l’endométriose, les troubles de la fertilité, des migraines chroniques...), ce qui ne l’a pas empêché de mener une carrière ultra riche : de la direction des ressources humaines d’entreprises telles que Carrefour ou Urgo à l’entrepreneuriat avec la création de la start-up Mapatho qui aide les patients à trouver le bon spécialiste recommandé par les patients eux-mêmes. Elle partage dans cette interview ses conseils pour réussir à concilier carrière et maladie.

1. Ne surtout pas poser de jours de congés pour être malade  !

"C’est une chose que j’ai faite moi-même dans ma carrière, à une époque où je ne voulais pas que mes collègues sachent que j’étais malade. Je prenais des jours de congés pour faire ma Procréation Médicale Assistée (PMA) ou quand je n’étais pas bien. A cette époque, j’avais un rythme de travail très intense. A ne pas me reposer pendant mes congés, il m’arrivait de faire des malaises, une fois j’ai même oublié mes valises dans le train ! Mon corps me disait stop, il faut écouter son corps. Avec le recul c’est vraiment quelque chose que je ne recommande pas, le repos est crucial, encore plus quand on vit avec une maladie."

2. En parler…

"Je sais, c’est instinctif : on n’a pas envie de parler de la maladie, que les autres voient cela comme une « faiblesse » ou de passer à côté d’opportunités de carrière à cause de cela. Personnellement, moi à l’époque je ne parlais même pas de ma maladie à ma famille, alors au travail… Je pensais que si j’en parlais, avec mon poste à responsabilités je ne pourrais plus évoluer. Et même avec Mapatho, au début j’hésitais à en parler : je me demandais qui voudrait investir dans une entreprise fondée par quelqu’un qui vit avec des maladies chroniques ?

J’avais tort : la maladie n’est pas une faiblesse, en réalité c’est même ce qui fait que je comprends aussi bien les patients et leurs besoins aujourd’hui. Je pense même que la maladie rend fort·e. La vision de la maladie évolue aujourd’hui dans les entreprises, auprès des managers et si ce n'est pas le cas il faut changer de boîte  !"

3. Arrêter de se sentir coupable !

"Quand on vit avec une maladie, on se sent souvent comme une « chochotte » si on avoue avoir mal, si on avoue avoir besoin de repos ou avoir besoin de ralentir. 9 femmes sur 10 qui vivent avec l’endométriose vivent aussi avec une fatigue chronique au quotidien.

Il faut arrêter de vouloir vivre comme les autres, arrêter de vouloir compenser. A l’époque quand je travaillais encore en entreprise, je me souviens avoir souvent dépassé les limites. Et à chaque fois je passais mon temps à faire comme si tout allait bien, même à l’hôpital je disais oui ça va… Alors que ça n’allait pas ! Aujourd’hui, j’arrive mieux à gérer tout cela. Au fur et à mesure qu’on avance dans sa carrière je pense aussi qu’on a moins besoin de légitimer sa place. Quand je suis malade, je m’arrête, je travaille à mon rythme. Je prends soin de moi, je n’ai plus envie de passer mes week-ends sur mon canapé à payer la semaine de travail. J’ai même pris une coach qui m’aide à identifier les moments où j’ai besoin de me reposer avant que ce soit « trop tard »."

4. Se reposer, vraiment se reposer

"Ce qui peut aider, c’est d’identifier ces moments où on a besoin de se reposer avant de dépasser ses limites. Personnellement quand je me réveille fatiguée le matin, c’est un signe par exemple, que j’ai besoin de ralentir. Le fait de travailler pour moi aujourd’hui me permet de m’écouter davantage, mais encore une fois je pense que les managers sont plus ouverts sur ces questions qu’ils ne l’étaient avant. Alors il ne faut pas hésiter à parler de ses besoins ouvertement.

Une fois qu’on sait qu’il faut se reposer, essayer de trouver un moyen de se reposer qui nous fait complètement déconnecter du travail peut aider. Cela dépend des gens, pour moi ce qui marche ce sont les mots croisés."

5. Adapter son travail à son corps et pas le contraire

"Il y a tellement de personnes qui arrêtent de travailler car leur métier est difficilement conciliable avec la maladie, mais ce n’est pas la seule solution. Il existe plein d’autres métiers, plein d’autres entreprises, plein de possibilités ! C’est le travail qu’il faut adapter à son corps et pas le contraire  !"

Encore un grand merci à Axelle Ayad pour cette interview, j’espère qu’elle pourra t’aider !

Avec tout mon amour 💞

Vik

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