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« Je ne guérirai pas, mais je veux vivre avec mon cancer métastatique et profiter de la vie » : le témoignage de Fleur !

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 8 mois

« J’ai eu mon premier cancer du sein à l’aube de mes 40 ans, en 2013. J’ai dû faire une chimio puis une mastectomie pour être tranquille. Puis j’ai pris l’hormonothérapie pendant cinq ans et j’ai récidivé, un an après l’arrêt du traitement. Depuis mon premier cancer, je faisais des visites de contrôle chaque année. Tout allait bien. Sept ans plus tard, alors que je vivais en Angola depuis trois mois, je suis rentrée en France pour faire mon examen de routine. C’était en janvier 2020. Le médecin a découvert que j’avais des métastases au foie, aux ganglions, aux os et aux surrénales. Sur le coup je me suis pincée, je me disais que ce n’était pas possible. Je me demandais pourquoi ça tombait sur moi ? Pourquoi une deuxième fois ? Mais j’ai décidé d’affronter la maladie. Même si c’est un cancer qui me fait peur. Je sais que je ne guérirai pas, mais je veux vivre avec mon cancer du sein métastatique et profiter de la vie. J’ai entamé ma chimiothérapie en février. Mais heureusement, il y a des progrès fabuleux qui ont été fait grâce à la recherche. Depuis, je prends tous les soirs un médicament qui m’évite de refaire des chimios. Même s’il me fatigue quand même, ce n’est pas la même chose que d’aller à l’hôpital. Et je tiens bon. Je pense à mes enfants tous les jours : je veux vivre le plus longtemps possible pour profiter le plus d’eux. Et surtout, ce qui m’a aidée à aller mieux c’est le parcours d’accompagnement de l’institut Rafaël à Levallois Perret. On m’écoute et je suis épaulée. Je m’y rends deux fois par semaine depuis le mois d’octobre pour faire de la danse thérapie et d’autres activités. Pour la première fois depuis longtemps, je bouge pour faire du bien à mon corps et non pas pour avoir mal. Et je fais également attention à mon apparence. J’aime me chouchouter en prenant soin de ma peau et en me maquillant. Je me réapproprie mon nouveau corps, après mes traitements qui ont mis à mal ma féminité. Je conseille donc aux femmes qui traversent la même épreuve de ne pas perdre confiance, de garder des petits plaisirs et de taper aux portes des associations pour avoir du soutien. Nous sommes des battantes, mais il faut savoir lâcher prise et accepter qu’on ne va pas toujours bien. »

« Je vis à la fois le cancer du sein métastatique et la Covid-19 »

"J’ai découvert mon cancer du sein métastatique en janvier 2020. C’était lors d’un examen de routine, que je dois faire tous les ans depuis que j’ai eu un cancer du sein en 2013. Je vivais depuis trois mois en Angola et j’étais revenue exprès en France pour faire mes examens. Mais cette fois-ci, l’examen de routine ne s’est pas bien passé. On m’a découvert un cancer du sein métastatique. Je ne suis jamais repartie en Angola. Ma famille, qui était restée  là-bas, est venue me rendre visite au mois de février, pendant que je commençais ma chimiothérapie. Mon mari et mes deux enfants sont ensuite retournés en Afrique et moi je suis restée en France. Puis le confinement est arrivé. Je me suis battue seule contre le cancer, en pensant fort à mon mari et mes enfants... Mais ce n’est pas parce que je vivais seule que je me suis laissée aller. Au contraire. J’ai continué de mettre ma perruque et de me maquiller un peu. Et puis ça m’a permis de prendre du temps pour moi. Je me suis chouchoutée. Et j’ai appris à relativiser. Avant je râlais quand je voyais des rides apparaître sur mon visage. Mais maintenant je suis contente quand j’en vois, car je me dis que vieillir est une chance. Et je me suis également recentrée sur mon combat. Une amie m’a conseillé de créer un compte Instagram @revl_toi pour parler de mon cancer. Au départ, c’était pour tenir mes proches informés, dont beaucoup vivent à l’étranger. Et avec le confinement, j’avoue que ce compte m’a permis de rompre l’isolement. Comme je le dis souvent à mes amies : « Je vis à la fois le cancer et la Covid-19. Ce sont les deux C, mais ce n’est pas Chanel ». Ca les fait rire. Depuis, je partage mon combat sur ce compte. J’y poste ma joie de vivre, je parle de mon combat, je soutiens les autres personnes qui traversent des épreuves difficiles j’en reçois également beaucoup. Je suis joyeuse et souvent positive. Finalement même si au départ j’ai surmonté l’épreuve des chimios toute seule à cause de la Covid, le virus me pèse beaucoup maintenant. Il m’a isolée encore plus. Je vais moins chez le médecin et j’ai renoncé aux urgences à cause de ça ! Et la Covid-19 a également mis à mal les relations sociales et il m’empêche beaucoup de voyager. J’aimerais beaucoup voyager, mais à cause du coronavirus je n’ai pas cet échappatoire. Mais au moins, ma famille a pu rentrer en France pour qu’on affronte cette épreuve ensemble. Je profite d’eux. J’ai envie de garder le sourire malgré mon cancer du sein métastatique ». 

Fleur Profinet, 47 ans, Neuilly-sur-Seine

Un immense MERCI à Fleur pour ce témoignage qui pourra en aider plus d'une !

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Avec tout mon amour ❤️

Vik

Avec le soutien institutionnel de Pfizer.

@Monreseaucancerdusein

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