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Devenir mère malgré la SEP : le combat d’Angélique

PORTRAIT

Vik

Par : Vik

Publié il y a 9 mois

« J’ai connu le nom de ma maladie huit ans après ses premiers symptômes. Des fourmis dans les jambes, la sensation de brûler de l’intérieur, des difficultés de plus en plus fortes pour marcher… Je travaillais pour une grande entreprise, mais j'étais de plus en plus fatiguée.

En 2019, je suis hospitalisée en urgence : mon médecin soupçonne une sclérose en plaques. Après une semaine d’examens et une douloureuse ponction lombaire, vient le diagnostic. Trois lettres tranchantes comme un couperet : j’étais atteinte de la SEP, une maladie auto-immune incurable.

À l’annonce du diagnostic, en juillet 2019, j’ai ressenti un étrange soulagement. Je savais enfin ce que j’avais : on avait mis des mots sur mes maux, alors que pendant des années, tant de médecins m’avaient avoué leur ignorance de ma maladie. 

Puis est venue l’angoisse. Quelques instants après l’annonce du diagnostic, je me suis vue en fauteuil. Est-ce que j’allais perdre mes jambes, ou pire, devenir un boulet pour ma famille ? Le diagnostic a été très difficile à accepter, pour moi comme pour mes proches. Désemparés, ils ne savaient pas comment me soutenir. Heureusement, je parviens toujours à marcher sans trop de peine.

Puis en septembre 2019, deux mois à peine après le diagnostic, survient un miracle de la vie : j’apprends que je suis enceinte. Ce n’est pas prévu, mais c’est une joie immense : pendant toute ma grossesse, j’oublie la SEP, les crises et les angoisses. Lorsque naît ma fille, je ressens un immense soulagement : elle va bien, j’ai pu mener la grossesse à terme sans problèmes.  

La maladie m’a fait prendre conscience de la fragilité de la vie. J’ai appris que rien n’était acquis, et que tout peut basculer. Mais aujourd’hui, je me bats. Je me bats pour faire adapter mon poste de travail. Je me bats pour supporter mon traitement - trois jours de perfusion quand je suis en crise,et une piqûre d’Avonex - un médicament qui régule le système immunitaire - toutes les semaines. Je me bats contre la fatigue qui, d’une minute à l’autre, me laisse sans force. Mais je me bats surtout pour ma fille, et pour notre vie. La maladie n’a pas mis un coup d’arrêt à mon rêve le plus cher : visiter, un jour, les Seychelles avec elle. 

Malgré la SEP, je refuse de perdre l’espoir. Je crois toujours en ma bonne étoile - et en la vie. Rien n’est insurmontable, même quand on est malade.” Angélique.

Merci à Angélique pour ce beau témoignage. Je réponds à toutes tes questions sur la SEP sur ton application gratuite disponible ici :

👉 Sur IOS : https://cutt.ly/pW0qVg9

👉 Sur Android : https://cutt.ly/lWT9ilu

Beaucoup d'amour ❤️

Vik

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